11 janvier 2012
Persuasion - Jane Austen

Présentation : Anne est la seconde fille de l'honorable Sir Elliot de Kellynch. Persuadée par son amie Lady Russel, elle a dû rompre ses fiançailles avec le jeune Frederick Wentworth, un officier de marine pauvre, car il ne présentait pas les assurances d'un bon parti. Huit ans plus tard, sa famille connaît des revers de fortune. Son père décide alors de louer le château familial à l'amiral Croft, qui se trouve être le beau-frère de Frederick. Anne appréhende de revoir celui qui est resté son grand amour. Alors que s'achève la guerre avec la France, le capitaine Wentworth, fortune faite, revient avec le désir de se marier pour fonder un foyer. Il a conservé du refus d'Anne la conviction que la jeune fille manquait de caractère et se laissait trop aisément persuader...
Mon avis : 5/5
Nombre de pages : 256
Éditeur : Archipoche
Collection : Roman étranger
Langue : Français
Prix : 6.60 €
Peut-on se remettre d'un chagrin d'amour ? Voila la question soulevée par Jane Austen dans "Persuasion". Comme à son habitude, l'auteur privilégie les sentiments nobles à la fortune, et nous offre une histoire à la fois vraie et magique. Les siècles ont passé, mais les sentiments amoureux, eux, sont toujours vécus de la même façon. Il est donc impossible de ne pas s'identifier à Anne Elliot. On vit ses joies, ses peines, ses espoirs... Et donc, tout comme elle, nous tombons irrémédiablement sous le charme du Capitaine Frederick Wentworth...
Vous avez aimé Mister Darcy ? Alors vous allez adorer le Capitaine Wentworth. Jane Austen semble avoir un faible pour les hommes distants au premier abord, mais qui se révèlent être de véritables gentlemen au cœur tendre. Et, tout comme dans ses autres romans, Jane Austen dresse un portrait peu flatteur de la haute bourgeoisie et de la noblesse. Un milieu en grande parti peuplé de gens cupides et hautains, à l'image de Sir Walter et Elizabeth, le père et la sœur ainée d'Anne.
À l'inverse, Anne Elliot est une sorte d'intruse. Douce et intelligente, elle donne plus d'importance à ce que les gens ont dans le cœur qu'à leurs titres. Toujours calme face à des personnalités quelque peu égocentriques comme sa sœur cadette Mary, elle n'en est pas pour autant faible. Son renoncement à l'amour, huit ans auparavant, sur les conseils de sa grande amie Lady Russel, pour des soucis de convenance, l'a grandement changée. Sous ses airs de "jeune fille docile" se cache une femme qui a aime un homme de toute son âme et qui continuera à l'aimer envers et contre tout...
"Persuasion" est surement l'une des plus belles histoires d'amour qu'il m'ait été permise de lire. Le style délicat de Jane Austen, sa façon de décrire les émotions et les personnages nous permet à nous lecteur de plonger dans l'histoire. Nous ne sommes pas spectateurs, nous sommes les personnages. Lorsque Anne a mal, nous avons mal, lorsque Frederick est gêné, nous sommes gênés, etc...
Vous l'aurez compris, "Persuasion" est un livre que j'ai adoré. Moi qui pensais que "Orgueil et Préjugés" ne pourrait être détrôné par aucun autre livre de Jane Austen, je commence à revoir mon avis... "Persuasion" a quelque chose de plus réaliste, et de ce fait il m'a touchée différemment. J'étais à ça de verser ma petite larme...
Et pour ceux et celles qui ne connaissent pas l'adaptation du roman faite par la BBC en 2007 (j'en avais fait un article sur ce blog), dépêchez-vous de la regarder ! Les acteurs principaux sont parfaits, certaines libertés ont été prises mais rien de bien gênant, l'essentiel y étant.
Le Capitaine Frederick Wentworth et Anne Elliot dans l'adapation de 2007
02 janvier 2012
Le journal de Bridget Jones - Helen Fielding

Présentation : Célibataire londonienne de 30 ans, Bridget Jones décide de tenir un journal intime et de prendre des bonnes résolutions : arrêter de fumer, perdre du poids et surtout trouver enfin un petit ami correct. Daniel Cleaver le coureur de jupons ? Ou Mark Darcy le psycho-rigide ?
Mon avis : 5/5
Nombre de pages : 342
Éditeur : J'ai lu
Collection : Roman
Langue : Français
Prix : 6.90 €
Bridget Jones et moi c'est une longue histoire. Bien avant que le film sorte, j'avais eu droit aux louanges de ma mère et ma tante sur le livre. Seulement, à l'époque je n'avais pas vraiment envie de le lire. En fait, j'ai commencé à réellement aimer la lecture après le lycée. Pourquoi ? Parce-que je pouvais enfin choisir les livres qui m'intéressaient et non suivre la liste d'un prof. Quoi qu'il en soit, cela ne m'a pas empêchée d'aller voir le film au cinéma. Un véritable coup de cœur qui m'avait fait dire : "Il faudra que tu lises le livre...". Et puis les mois, les années ont passé jusqu'à ce que le challenge Austennien fasse son apparition.
En ce début d'année je me suis donc décidée à lire ce livre vendu à des millions d'exemplaires, et considéré comme un classique voire la base de la chick-lit. Il ne m'aura fallu qu'une journée pour en venir à bout. Il faut dire qu'une fois entamé il est délicat de s’arrêter. Comme avec une boite de chocolats : "Bon j'arrête un peu, j'ai des choses à faire... Ohhh encore quelques pages !!!". Vous l'aurez compris, j'ai adoré !
Ce qui aurait pu être ennuyeux, étant donné que je connais le film par cœur, a été vécu comme une redécouverte. L'adaptation cinéma est excellente, mais comme beaucoup, elle simplifie l'histoire, ou du moins met de coté des tas de passages croustillants. Le style "journal intime" nous rapproche de l’héroïne et de son entourage. Un entourage beaucoup plus mis en avant que dans le film, un Daniel Clever encore plus goujat et un Mark Darcy encore plus attirant. Oui, c'est possible !
Bref, un livre à lire. Les filles s'y retrouveront et les garçons nous découvriront dans nos bons et mauvais cotés. Quant aux fans de Jane Austen, ils apprécieront ce "remake" très moderne de "Orgueil et Préjugés". Un régal !!!
08 septembre 2011
Becoming Jane

Présentation : Avant de devenir un écrivain talentueux et reconnu dans le monde entier, Jane Austen fût une femme courtisée, qui défia les conventions de la société britannique pour l'amour d'un jeune irlandais. Si sa plume a séduit des millions de lecteurs, c'est avant tout son cœur qui s'est attaché à en séduire un unique, pour écrire sa plus belle histoire d'amour.
Mon avis : 3,5/5
Bien qu'aimant Jane Austen, je me suis plus intéressée à ses romans qu'à sa vie personnelle. Ce qui je dois l'avouer est rare de ma part. Car, lorsque j'aime quelque chose, j'ai besoin d'amasser un maximum d'informations sur l'histoire, son auteur, son contexte, etc... Je savais que Jane Austen était issue d'une famille modeste, qu'elle ne s'était jamais mariée et qu'elle été morte assez jeune, avant même que ses deux derniers romans "Northanger Abbey" et "Persuasion" n'aient été publiés.
Ce film arrivait donc à point nommé pour pallier mon manque de connaissance. Cela dit, je garde toujours quelques réserves sur ce que des films, censés être "biographiques", nous montrent. Surtout lorsque cela concerne en grande partie la vie amoureuse du personnage principal.
Jane Austen & Tom Lefroy
Au départ, je me disais qu'il serait dur d'être captivée par une histoire d'amour dont on connait déjà la fin. Et bien ce fut tout le contraire ! Alors qu'on sait que Jane ne se marie pas, on se prend par moment à l'imaginer heureuse avec Tom Lefroy. C'est le syndrome Titanic ! Vous connaissez la fin par cœur, et malgré tout, lorsque le paquebot tourne pour éviter l'iceberg, vous vous dites "Touche pas, touche pas".
Pour en revenir à Jane Austen. Ce que j'ai surtout apprécié dans ce film c'est le fait d'être face à une histoire "vraie". Dans la réalité, les gentils ne finissent pas toujours comme ils l'auraient rêvés. Jane réussie à vivre de sa plume, mais doit tirer un trait sur l'amour. D'ailleurs, elle insiste sur le fait que dans ses histoires, les personnages auront tout ce qu'ils voulaient (du moins les gentils). Et bien qu'elle s'en sorte respectablement, le film n'est pas ce qu'on peut appelé "lisse". Au contraire, il nous montre l'influence de la société et de la famille sur ce que l'on est est et l'on sera. Surtout lorsqu'on est une femme. Il insiste sur le fait que les libertés de choix son considérablement réduites lorsque on nait sans fortune.
Seul petit bémol selon moi. Le fait que le film soit uniquement centré autour de la relation Jane - Tom. J'aurais aimé qu'on nous en dise un peu plus sur son écriture, sur ses influences, sa difficulté à publier son premier roman "First Impression" (Orgueil et Préjugés), etc... J'imagine que le but de ce film, en parlant surtout d'une histoire d'amour, et de plaire au plus grand nombre, et pas seulement aux fans de Jane Austen. Ce système de "culture de masse" ne me plait guère. Du coup, après avoir vu ce film, et bien qu'ayant passé un très bon moment, je n'ai pas l'impression d'en savoir beaucoup plus sur Jane Austen...
03 septembre 2011
Emma - 2009 BBC version
Présentation : Orpheline de mère, seule auprès d'un père à la santé fragile, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s'est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille de Highbury. Ce faisant, ne s'est-elle pas attribué un rôle qui n'est pas (ou pas encore) pour elle ? Son inexpérience des cœurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu'elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes.
Mon Avis : 5/5
Je n'ai pas encore lu "Emma", du coup ma critique ne pourra pas mettre en avant les défauts d'adaptation. Cependant, son format : quatre épisodes d'une heure chacun, semble être idéal pour faire une bonne adaptation.
En achetant le dvd d'Emma, j'ai tout de suite su que j’allais adorer, et pas seulement car il s'agit d'une histoire de Jane Austen. Ce qui m'a poussée à choisir ce film en particulier, c'est son actrice principale : Romola Garai. Je l'adore ! Elle est belle, talentueuse, naturelle. Une héroïne austenienne parfaite. Elle excelle dans le rôle de l'espiègle Emma. Personnage relativement moderne pour son époque.
Pour être honnête, rien ne m'a déplu. Les acteurs sont grandioses et ne tombent pas dans la caricature comme j'avais pu le constater avec la version de "Emma" de 1997. Film qui n'avait qu'un seul gros point fort : Jeremy Northam. Dans cette adaptation, Harriet est simple et naïve sans pour autant donner l'image d'une jeune fille idiote et ingrate, Miss Bates n'est pas qu'une pipelette, et Mr Woodhouse ne se cantonne pas qu'au rôle de grincheux de service. Le format permet de creuser les personnalités afin de mettre en avant les qualités et défauts de chacun. Cela dit, pour certains, la première catégorie reste relativement vide.
Mrs Elton toute en bouclettes
Et là, je ne peux m’empêcher de parler de Mrs Elton jouée par Christina Cole. Comme vous pouvez le voir sur la photo, il s'agit de la même actrice qui incarne Miss Bingley dans "Lost in Austen". Elle semble être très à l'aise dans la peau des pestes, ou du moins des femmes peu appréciées.
Emma & Mr Knightley
Parler d'Emma sans mentionner Mr Knightley serait un parjure. Surtout que cette série fait la part belle à leur relation. On se retrouve témoin de la naissance d'un amour. Je retiens la scène du bal, sublimée par les décors, les danses, la musique et les regards entre les deux personnages. Johnny Lee Miller, l'acteur qui incarne Mr Knightley, peut sembler un peu "simple" au début. Mais il nous touche tellement qu'on ne peut s'empêcher de tomber amoureuse de lui ! J'ai d'ailleurs versé quelques larmes en assistant à sa déclaration d'amour.
Scène du bal
Enfin, on notera les costumes, et surtout les robes d'Emma, tout simplement sublimes ! Idem pour les décors. J'ai eu un coup de cœur pour le salon mauve des Weston. Je veux le même !!! Certaines scènes sont tellement travaillées, visuellement parlant, qu'elles semblent tout droit sorties d'un tableau de maitre.
Scène du picnic à Box Hill
02 septembre 2011
Jane Austen et moi - Emma Campbell Webster
Présentation : rapidement dans une aventure imaginaire de Jane Austen, qui est la création de la lectrice. Une série de choix conduit la lectrice dans les intrigues et les amours tirés des livres de Jane Austen.
Choisir de rentrer chez soi à pied depuis Netherfield Hall vous amènera… dans Raisons et sentiments, où vous tomberez sous le charme vénéneux de Mr. Willoughby.
Parviendrez-vous malgré tout à épouser le magnifique Darcy, venu tout droit d’Orgueil et préjugés, et à sortir de ce labyrinthe d’amour et de mensonges, de scandales et de trahisons, pour conclure un beau mariage ?
Pour gagner, cumuler des points d’intelligence, de charisme, de chance, de confiance en soi, de qualités relationnelles… Les points se gagnent au fur et à mesure de l’aventure, selon les choix que vous faites, et selon les réponses que vous donnez !
Mon Avis : 2,5/5
Nombre de pages : 381
Éditeur : Editions Danger Public
Collection : Collection Orange
Langue : Français
Prix : 22.30 €
Je suis assez mitigée. J'ai apprécié le concept de jeu de rôle. Qui n'a jamais rêvé d'être à la place d'Elizabeth Bennett ?! Le hic c'est que le résultat est assez bâclé.
On vous demande, et ce, dès le début, de comptabiliser des points dans différentes catégories (fortune, confiance, intelligence, relation, défauts et qualités). Ce qui peut être un jeu, devient très vite une perte de temps. Par exemple, de nombreuses fois on vous demande d'ajouter 20 points pour deux phrases après les retirer. Le but ? Aucun, juste user du papier (l'auteur est-elle payée au nombre de pages ?). La plupart des points acquis ne sont pas liés à vos choix. Dommage pour un jeu de rôle. J'aurais aimé retrouver plus de questions sur l'époque Georgienne. En effet, seulement trois ou quatre questions sont présentes dans ce livre. En fait, la plupart du temps, vous devez choisir entre : telle ville ou telle ville - droite ou gauche - oui ou non, etc...
Autre reproche : trop de personnages ! On se retrouve à la place d'Elizabeth Benett, mais l'auteur nous plonge dans le monde des œuvres de Jane Austen. On rencontre alors Mr Darcy, Mr Knightley (Emma) ainsi qu'Henry Crawford (Mansfield Park), etc... Bien que les œuvres soient respectées, le fait de mêler les histoires entres elles m'a gênée. Il aurait été bien mieux de faire comme dans "Lost in Austen" en s'intéressant uniquement à "Orgueil et Préjugés". Je suis persuadée que c'est cette volonté de trop en faire qui fait de ce livre un produit "pas fini", ou du moins, "mal fini". Ludique ne veut pas dire "léger".
J'ai pu aussi remarquer des "passages ratés". En effet, lorsqu'on arrive à la fin d'un chapitre, des choix s'offrent à nous afin de nous reporter à une page. Sauf que de nombreuses fois, la page en question n'avait aucun lien avec le chapitre précédent. Pire, elle nous ramené en arrière. Du coup, on est obligé de revenir sur son choix si l'on veut continuer l'aventure.
Tout ça pour au final (dans mon cas) annuler le mariage avec Mr Darcy, persuadée qu'en devenant sa femme, je m'enfermerais dans une vie triste et sans but, voire pire, un seul, le même que ma mère = marier mes enfants. On nous explique que Lizzy, pensant qu'il n'existe pas de vie après le mariage comme elle a pu le lire de nombreuses fois dans les livres, décide de ne pas se marier afin de devenir écrivain et d'écrire un livre qui ne s'arrêterait pas à "Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants". Pour ma part, je suis persuadée qu'on puisse allier mariage et épanouissement personnel. Surtout avec Mr Darcy !
Histoire de finir sur une note positive, on notera les illustrations de Pénélope Bagieu. Qui pour le coup, sont bien plus jolies que leurs versions anglaises. Du moins, c'est mon avis !
version française Vs version anglaise
Lizzy et Frank Churchill
Lizzy et la lettre de Mr Darcy
22 août 2011
Lost in Austen

Mon avis : 5/5
J'avais parlé de cette mini série lors de mon article sur "Orgueil et Préjugés". Puis récemment, après avoir acheté le dvd, je me suis dit que "Lost in Austen" méritait que je m'y attarde plus longtemps. J'ai découvert cette histoire il y a deux ans, un peu par hasard, après être tombée sur le livre "Jane Austen et moi" dans une librairie à Montpellier. Par la suite, j'ai cherché sur internet des avis sur ce produit. Et de page en page, j'ai atterri sur une bande annonce de la série. Il se trouve que cette dernière est une sorte de dérivé du livre. La curiosité m'a donc poussée à regarder le premier épisode, avec je dois l'admettre, quelques aprioris. L'idée de mêler fantastique et époque géorgienne me laissait quelque peu sceptique.
Mes préjugés (tout comme ceux de Darcy) ont vite laissé place à un énorme coup de coeur ! Amanda Price et une jeune femme anglaise tout ce qu'il y a de plus banal. Elle partage sa vie entre un travail soporifique, une mère encombrante, un petit ami minable et sa passion pour Jane Austen, tout particulièrement le roman "Pride and Prejudice". Un soir, alors qu'elle a rendez-vous avec son histoire préférée et un verre de vin, elle entend des bruits dans sa salle de bain. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant Elizabeth Bennett elle-même, en train de jouer avec un interrupteur. Cette dernière lui explique alors qu'il existe un passage secret menant chez elle, à Longbourn, dans la maison familiale. Par la suite, Amanda est quasiment forcée à passer la fameuse porte, se retrouvant coincée chez les Bennett. On se dit : "Quelle chance elle a. Elle qui a toujours rêvé de rencontrer Mister Darcy, elle va pouvoir réaliser son souhait". Sauf que tout n'est pas aussi beau et simple dans la réalité. Amanda, explique être une amie d'Elizabeth. Elle est accueillie plus ou moins bien dans la maison. La mère, qu'on savait obnubilée par l'idée de marier ses filles, ne voit pas d'un très bon œil l'arrivée de la jeune femme. Pour ce qui est du père et des sœurs, eux, sont beaucoup plus chaleureux. Commence alors pour Amanda une grande aventure à la "Alice au Pays des merveilles". Obligée de mentir sur ses origines, essayant tant bien que mal de s'adapter, elle ne peut s’empêcher de commettre quelques bourdes (pour notre plus grand plaisir).
Amanda et Elizabeth Bennett devant le passage secret
Les sœurs Bennett
Mister Darcy, Caroline et Charles Bingley
Mister et Mrs Bennett
Mister Wickham
Le ton décalé de cette série fait qu'on ne s'attend pas à une réelle adaptation de l'histoire de Jane Austen. Du coup, les différents retournements de situations ne sont pas gênants. Au contraire, on adore ! Sans parler qu'avec l'arrivée d'Amanda, il serait impossible qu'il n'y ait pas de changements. On se retrouve facilement hilare face à certaines scènes : Amanda embrassant par surprise Mister Bingley après avoir rencontré pour la première fois Darcy, que j'aime à surnommer Monsieur patate, étant donné ses joues qui semblent toujours pleines. C'est la loose pour un Mister Darcy. En parlant de lui, il se trouve qu'il est beaucoup plus froid dans la série que dans la véritable histoire. Enfin, c'est mon impression... Mais on apprécie le voir se plier à certaines des exigences d'Amanda. En particulier lors de la scène du lac, plus connue comme "Le moment où Colin Firth est devenu un sex symbol pour des millions de femmes".
"Pride and Prejudice" Vs "Lost in Austen"
Un Mister Darcy très drôle lorsqu'il se retrouve plongé dans le 21ème siècle. Car, si il est difficile pour une jeune femme moderne de vivre à l'époque Georgienne, il est encore plus dur pour un gentlemen tel que Darcy de se fondre dans la masse londonienne actuelle. Cela dit, ça ne l'a pas empêcher de craquer pour un télétubbies. Il en faut pour tous les goûts...
Impossible de parler de "Lost in Austen" sans dire quelques mots sur Mister Collins. Dans cette série, en plus d'être horriblement ennuyeux, ce personnage dégage un je ne sais quoi malsain. Le genre d'homme à qui l'on interdirait d'approcher à plus de 100 mètres d'une école. Voyez par vous-même...
Mister Collins dans toute sa splendeur...
Mais ce qu j'ai préféré avec cette version, ce sont les "sens cachés". L'idée que Jane Austen nous aurait caché certains détails de l'histoire que seule Amanda peut mettre en évidence. C'est ainsi qu'on se retrouve face à d'énormes surprises. Caroline Bingley, Georgiana et Wickham en étant les acteurs. SURTOUT Wickham. Cette série vous fait oublier (jusqu'à ce que vous repensiez à Colin Firth) votre amour pour Darcy et vous plonge dans une dévotion totale pour le jeune officier (le joli minois de l'acteur anglais Tom Riley n'étant pas étranger à ce sentiment).
Tom Riley alias Mister Wickham (pour le plaisir des yeux...)
Et puis il y a Elizabeth, quasiment absente de la série, préférant les joies du 21ème siècle à son Longbourn natal. Au début, on se dit "Quelle bêtise de quitter un tel endroit". Puis, en y réfléchissant, et aussi avec l'aide d'Amanda, on réalise que la vie à l'époque n'avait rien de bien folichon. Certes, dans l'ambiance Jane Austen tout n'est que bals, rencontres et fins heureuses (du moins pour les gentils). Mais la réalité est moins rose : maladies, espérance de vie raccourcie, hygiène douteuse, condition de la femme lamentable et pas de wifi !!!
Je terminerai en vous disant "Regardez cette série". Elle est pleine de surprises, que je me suis forcée de garder pour moi (ce fut dur). Appréciez le divertissement, n'attendez pas une adaptation d'Orgueil et Préjugés, pour ça on a Colin Firth et Jennifer Ehle. Et pour celles qui ne sont toujours pas convaincues, il y a ça :
27 juin 2011
La fille qui voulait être Jane Austen - Polly Shulman

Présentation : Julie, quinze ans, est habituée aux lubies de sa meilleure amie Ashleigh, même si, à cause d’elle, elle se retrouve parfois dans des situations improbables. Après le roi Arthur, la stratégie militaire ou le ballet, la dernière passion en date de cette éternelle enthousiaste : Jane Austen ! Ashleigh veut à tout prix trouver le M Darcy d’aujourd’hui en participant au bal d’une prestigieuse école de garçons. Et voici les deux inséparables vêtues de crinolines, en chasse pour dénicher le parfait héros austenien… mais attention à ne pas choisir le même (heureux) candidat !
Mon avis : 3/5
Nombre de pages : 276
Éditeur : Editions Albin Michel
Collection : Wiz
Langue : Français
Prix : 12.70 €
Je n'avais pas prévu de lire ce livre jusqu'à ce que le challenge "Austenien" ne fasse son apparition. J'avais quelques apprioris concernant l'histoire que je pensais trop mièvre, mais certaines critiques m'ont persuadée de franchir le pas. Les premiers chapitres ont été quelque peu ennuyeux. J'ai trouvé le style très léger et l'histoire trop "jeune". L'héroine a à peine 15 ans et vit ses premiers amours. Je dois être trop vieille pour apprécier ce genre de récit. Et puis, comme par magie, les pages passant, je me suis laissée prendre par l'histoire de Julie, de sa meilleures amie Ashleigh et de leurs Darcy et Blingley.
C'est une sorte de conte de fées. Soyons honnête, les chances pour que les choses se passent comme ça dans la vraie vie sont assez limitées. Mais au fond, les histoires de Jane Austen sont elles plus réalistes ? Le coup du garçon orgueuilleux que l'amour va transformer, etc... Donc ici il en est de même avec Julie et ses frasque amoureuses. Et qu'encore, lors d'un premier amour, on a toujours tendance à tout idéaliser.
C'est pourquoi, je dirais que "La fille qui voulait être Jane Austen" est un livre sympathique à lire, qui, bien que basé au 21ème siècle, offre des péripéties austeniennes. Sans égaler "Orgueil est Préjugés", ce qui n'est pas son but, il donnera peut être envie à de jeunes filles de lire le roman de Mlle Austen... Et en attendant, on passe un bon moment. La fin peut sembler un peu brusque pour certains, mais au fond, ce qui est beau c'est le commencement d'une histoire d'amour. Le reste on s'en fout ! Surtout avec ce genre de style et de format.
15 mai 2011
Orgueil et Préjugés : une leçon d'amour...
Je suis une fanatique de "Orgueil et Préjugés" de Jane Austen (mais ça je crois que vous le savez déjà). Étant donné que le challenge austenien du niveau Darcy est composé de six livres de Jane Austen, j'ai du reprendre celui que je connais par coeur et dont j'ai déjà beaucoup parlé sur ce blog (et sur d'autres). Au début, je ne comptais par refaire d'article, puis je me suis dit qu'il suffirait juste de trouver un angle différent...
Tout le monde connait l'histoire. Elizabeth Bennet est une jeune femme intelligente et indépendante, et la cadette de cinq filles d’une famille modeste. Seulement voila, elle est affublée d’une mère sotte et obsédée à l'idée de marier confortablement sa progéniture.
Lors d’un bal, Elizabeth rencontre le séduisant (et richissime) Mr Darcy. Mais celui-ci se montre si hautain et méprisant qu’Elizabeth le prend aussitôt en grippe…
Il y a quelques mois, en discutant avec un membre de ma famille à propos d'un autre membre de ma famille (je vais taire les noms, on ne sait jamais lol). J'ai dit : "Elle devrait livre Orgueil et Préjugés, ça lui ferait une merveilleuse éducation sentimentale". Je suis persuadée que ce livre détient la clé d'une belle relation amoureuse. Plus qu'une histoire d'amour, il est une sorte de code de conduite. À travers les personnages on apprend ce qu'il faut et ce qu'il ne faut pas faire en amour afin que les choses se passent au mieux.
LEÇON N°1 : APPRENDRE À CONNAITRE LES GENS
Elizabeth - Darcy : Entres eux deux les choses ont mal commencé. Darcy a négligé Lizzy, la trouvant quelconque, et Lizzy lui a renvoyé la balle, blessée par ses propos. Et puis, le temps passant, les préjugés ont laissé place à des discutions. Ils se sont découverts plus de points communs qu'ils ne le pensaient et une admiration mutuelle.
Elizabeth - Wickham : Dès le départ, Wickham a tout du gars bien. Soldat, il n'est pas riche, mais c'est un gentleman. Du moins en apparence. Au final, on réalise qu'il est un joueur, un manipulateur et un menteur. Un vrai tiercé gagnant !
LEÇON N°2 : NE PAS ÊTRE PRESSÉ
Lydia : À seulement 16 ans, la jeune fille a déjà fait son entrée dans le monde. Elle est de tous les bals et de toutes les danses. Autrement dit : elle brule la chandelle par les deux bouts. À tel point, qu'elle oublie de réfléchir... Wickham n'aura donc pas de mal a abusé d'elle (au sens propre, comme au figuré). Elle s'imagine alors qu'ils vont se marier et vivre heureux. Pour le mariage, ils y ont droit, mais non sans l'aide (financière) de Darcy, près à tout pour soulager Lizzy. Quand à l'amour, quelque chose me dit que c'est pas gagné... Peu de mariages "forcés" finissent dans l'amour.
LEÇON N°3 : NE PAS ÉCOUTER SES PARENTS EN MATIÈRE D'AMOUR
Elizabeth - Collin : Si Lizzy avait écouté ses parents, et surtout sa mère, elle serait mariée à Mister Collin, son cousin, afin de récupérer leurs biens une fois Mr Bennet mort.
Elizabeth - Darcy : Pour ce qui est de Darcy, tout le monde s'était arrêté à l'idée qu'il était un être froid, plein d'orgueil et qu'il serait incapable de se faire aimer de Lizzy et vice versa. Loupé !
Darcy - Tante, Catherine de Bourg : Les parents de Darcy et sa tante avaient prévu de le marier à sa cousine, une jeune fille riche, mais relativement ingrate et peu dynamique. Un mariage n'ayant pour but qu'une belle alliance de patrimoine.
LEÇON N°4 : NE JAMAIS DIRE JAMAIS
Elizabeth - Darcy : Ces deux là n'auraient jamais pensé finir ensemble, et pourtant ils représentent LE couple parfait par excellence.
Jane - Bingley : Alors qu'elle croyait ne jamais revoir Charles Bingley, le voilà de retour pour lui demander sa main, lui avouant n'avoir toujours aimé qu'elle.
Lydia - Wickham : Alors que tout le monde pensait la jeune fille perdue, et par la même, la famille Bennett tout entière. Cette dernière est mariée à Wickham et évite aux siens la honte d'avoir "une fille salie" dans la famille.
From Prada to Nada
Mon avis : 2,5/5
Nora et Mary ont perdu leur mère lorsqu'elles n'étaient encore que des enfants. Aimées et choyées par leur père, elles se retrouvent sans le moindre sous après sa mort. En effet, la dernière crise financière l'a ruiné, et ne laisse aux deux sœurs que des dettes. Obligées de vendre leur maison, leurs voiture, etc... elles finissent par aller habiter avec leur tante dans le quartier mexicain de East L.A.
Pendant ce temps la maison a été rachetée par Gabe, leur demi frère, qu'elles viennent tout juste de rencontrer. Ce dernier achète des maisons pour les redécorer et les revendre. Un travail qu'il exerce avec sa femme Fanny, une mégère qui ne voit pas d'un très bon œil Nora et Mary.
Nora (Camilla Bella) et Mary (Alexa Vega)
Nora se fait très vite à cette nouvelle vie. Travailleuse, elle se voit proposer un job dans un grand cabinet d'avocat dont le patron n'est autre qu"Edward, le frère de Fanny. Il est à l'opposé de sa sœur, gentil et attentionné, il est prêt à tout pour aider ceux dans le besoin. Mais Nora, en vraie working girl, refuse de tomber amoureuse, sa carrière est la chose la plus importante pour elle.
Vous l'aurez compris Nora c'est Elianor et Edward, c'est Edward Ferrars. Dans cette version moderne de "Sense and Sensibility" beaucoup de libertés ont été prises. Certaines ne dérangent pas, et s'avèrent même plutôt normales étant donné les deux périodes différentes. Mais pour ce qui est de la relation Nora & Edward, dans le film c'est comme si les rôles avaient été quelque peu inversés, car c'est Edward qui court après Nora, jusqu'à se prendre un magnifique râteau.
Du coté de Mary, elle est tombée sous le charme d'un des ses professeurs de littérature, Rodriguo. Intelligent, riche, il semble parfait sous tout rapport. Même la famille de la jeune fille tombe sous son charme, mis à part Nora, qui trouve que tout ça va un peu trop vite. En effet, Mary est persuadée qu'il est l'homme de sa vie, elle prévoit déjà de se marier avec lui et de racheter son ancienne maison. Jusqu'au jour où elle découvre qu'il est marié, et qu'il a bien racheté son ancienne maison, mais pas pour elle. Elle n'était qu'un jouet.
Ici aussi les choses divergent de l'histoire de Jane Austen, car Rodriguo, censé incarner Willoughby, cherche la fortune auprès des femmes de la société. Alors que dans ce film il est déjà riche et casé.
Bien sur tout fini merveilleusement bien. Mary tombe sous le charme du ténébreux Bruno, qui lui l'aime depuis le début, et Nora se mari avec Edward. Quand à Gabe, il se sépare de Fanny, et devient un vrai frère pour les deux jeunes filles. Le film prends des libertés, le jeu n'est pas toujours génial, mais ça se regarde quand même. C'est un remake populaire qui ne cherche pas à rivaliser avec l’œuvre originale, mais juste à divertir. En fait, pour moi, Jane Austen touchait des points sensibles à son époque comme la condition de la femme, l'importance de bien paraitre en société, etc... Mais tout cela mit dans le contexte d’aujourd’hui n'a plus de réelles significations, et peut vite tourner en bleuette pas très profonde si l'on ne retravaille pas suffisamment l'histoire comme Helen Fielding a pu le faire avec "Bridget Jones".
Gabe, Bruno, Mary, Nora et Edward.
24 avril 2011
Challenge Austenien
J'ai découvert ce challenge sur le site de My et vu qu'il était question de Jane Austen j'y ai automatiquement prêté attention. L'idée est vraiment sympa, Alice nous propose sur son site de relever un challenge de trois façons différentes, ou plutôt avec trois niveaux de difficultés.
Le Niveau Henry Tilney : 2 livres de Jane Austen, 2 livres de paralittérature austenienne et 2 adaptations.
Niveau Captain Wensworth : 4 livres de Jane Austen, 4 livres de paralittérature austenienne et 4 adaptations.
Niveau Mr Darcy : 6 livres de Jane Austen, 6 livres de paralittérature austenienne et 6 adaptations.
Je choisi donc le niveau 6 car je ne peux qu'être loyale à mon cher Fitzwilliam Darcy, non ?! De plus, question adaptations j'ai déjà pas mal fait le tour étant donné que j'en ai vu plus d'une dizaine. Vous découvrirez sur le site d'Alice tous les titres de paralittérature et adaptations. Je compte commencer avec "Le journal de Bridget Jones" (livre), car ça faisait un moment qu'il me tenter celui là. Puis j'aimerais bien lire une suite de "Orgueil est Préjugés" du point de vue de Darcy. On a jusqu'à Mai 2012, ça laisse le temps de réfléchir. Je verrai pour faire un article sur quelques adaptations de Jane Austen du coup.
MES CHOIX






















































